Connue comme le mal du siècle, la lombalgie peut-elle être reconnue comme maladie professionnelle ? Cette douleur est malheureusement très, trop souvent observée dans le cadre professionnel.

Comment justifier la forte prévalence de la lombalgie au travail ? Figure-t-elle dans un tableau des maladies professionnelles ? Quels sont les critères et modalités de reconnaissance de la lombalgie en entreprise ? EPITACT® répond à vos questions.

Lombalgie et maladie professionnelle : deux notions à bien définir

Savoir si la lombalgie peut être reconnue comme maladie professionnelle est une question récurrente. Pour assurer la compréhension parfaite du lien entre ces deux notions, voici quelques brefs rappels les concernant.

La lombalgie signifie littéralement « douleurs lombaires ». L’une des premières informations à retenir est donc que la lombalgie est un symptôme et non une maladie. Cette douleur, localisée dans le bas du dos, est donc un terme assez large qui regroupe plusieurs origines de mal de dos. Nous comprenons alors qu’il ne faut pas se montrer trop hâtif en établissant un lien direct entre lombalgie et maladie professionnelle.

Cette dernière ; la maladie professionnelle, désigne toute affection développée dans le cadre d’une activité professionnelle. Elle peut notamment découler d’une exposition répétée à un ou plusieurs risques ou des conditions du travail.

N.B : On distingue la lombalgie dite chronique et la lombalgie aigue (ou lumbago). Dans un contexte professionnel, nous parlons généralement des lombalgies chroniques, lorsque la douleur dure plus de 3 mois.

Lombalgie au travail : des facteurs de risque professionnels

Comment expliquer la forte corrélation entre la lombalgie et l’activité professionnelle ? À vrai dire, la lombalgie est multifactorielle ; identifier son origine s’avère généralement difficile(1). Voici une liste de ses principaux facteurs de risque en entreprise(2-5) :

  • Vibrations ;
  • manutentions manuelles ;
  • port de charges lourdes ;
  • chutes ;
  • postures contraignantes ;
  • travail physique dur ;
  • corpulence (maigreur ou obésité) ;
  • anomalies anatomiques graves.

À noter qu’à ces contraintes physiques s’ajoutent une multitude de contraintes psychologiques. Ces dernières sont considérées comme facteurs de risque importants de chronicisation des douleurs. Il s’agit par exemple d’insatisfaction au travail, de mauvaises relations, de stress, etc.

La lombalgie au tableau des maladies professionnelles ?

Les tableaux des maladies professionnelles répertorient toutes les affections pouvant être reconnues comme maladie professionnelle. Depuis 1999, deux tableaux du régime général propres aux affections chroniques du rachis lombaire ont été établis par la Sécurité sociale. Actuellement, seules les sciatiques et radiculalgies crurales (compression du nerf crural au niveau de la vertèbre L2, L3 et/ou L4) par hernie discale avérée figurent dans ces tableaux. La reconnaissance en maladie professionnelle pour les lombalgies est donc très restrictive et ne concerne que les cas les plus sévères(4, 5).

Voici quelques détails à propos des deux tableaux dédiés aux lombalgies :

–        le tableau 97(6) pour les « affections chroniques du rachis lombaire provoquées par des vibrations de basses et moyennes fréquences transmises au corps entier ». Selon la liste de travaux à risque, on retrouve notamment l’utilisation d’engins et véhicules tout terrain, industriels ou de tracteurs routiers.

–        le tableau 98(7) pour les « affections chroniques du rachis lombaire provoquées par la manutention manuelle de charges lourdes ». Parmi les travaux à risque, citons par exemple les déménagements, chargements et déchargements de produits industriels, manutentions et transport de patients, etc.

Précisons cependant qu’une maladie ne figurant pas dans un tableau des maladies professionnelles peut quand même être reconnue. Pour plus d’informations sur la reconnaissance et la déclaration d’une maladie professionnelle, cliquez ici.

Lombalgie et maladie professionnelle : les chiffres parlent d’eux-mêmes

La lombalgie en entreprise a des enjeux considérables. En effet, elle concerne 7 % des maladies professionnelles reconnues(5). Elle serait également la troisième cause d’admission en invalidité et responsable de 30 % des arrêts de travail de plus de six mois(8). À ce propos, les durées d’arrêt de travail pour une lombalgie reconnue en maladie professionnelle est d’environ d’un an(4) !

En termes d’accidents du travail et de maladies professionnelles en France, la lombalgie coûte plus d’un milliard d’euros par an…

Loin de nous l’idée de vous alarmer, mais la prévention de la lombalgie se révèle primordiale en entreprise. Outre le fait qu’elle limite le risque de chronicisation des douleurs, elle réduit considérablement les retombées physiques, psychologiques et économiques.

Une solution pour prévenir la lombalgie au travail ?

Dans la population générale, près de 4 personnes sur 5 souffriront de lombalgie commune (sans cause identifiée) au cours de leur vie. Dans la population active, plus de 2 salariés sur 3 ont déjà eu, ont ou auront une lombalgie(8).

Motivé par l’espoir de voir diminuer ces statistiques alarmantes, EPITACT® a développé un moyen efficace de prévenir l’inconfort dorsal. Tout à fait indiqué pour accompagner sur le lieu de travail, le correcteur de position POSTUROSTRAP* est confortable et discret. Sa technologie s’inspire des principes de la proprioception : en stimulant ces capteurs sensoriels, il encourage à se redresser de manière intuitive. Ce mécanisme est rendu possible grâce à ses deux plaquettes semi-rigides et auto-adhésives situées de part et d’autre de la colonne vertébrale. Son maintien est renforcé par ses bandes souples horizontales et plusieurs niveaux de serrage permettent d’optimiser un confort quotidien.

Nous l’avons dit, la prévention des lombalgies en entreprise est l’étape clé dans la lutte contre ces douleurs lombaires. Entre autres, la démarche préventive s’appuie sur l’identification des tâches à risque, la sensibilisation des salariés ou l’aménagement et la réorganisation des postes(3).

 

 

*Cette solution est un dispositif médical de classe I, qui porte au titre de cette réglementation le marquage CE. Lire attentivement la notice avant utilisation. Fabricant : Millet Innovation. 04/2022

Pour aller plus loin que cette approche globale et simplifiée, voici quelques sources supplémentaires :

(1)Lévy Y, Chaléat-Valayer E, Fassier J-B, Schott A-M, Letrilliart L. Influence de la gêne fonctionnelle et du contexte professionnel sur la prescription d’un arrêt de travail dans la lombalgie aiguë. Archives des Maladies Professionnelles et de l’Environnement. juin 2014;75(3):2705.

(2)INRS. Vibrations et mal de dos [Internet]. INRS ED 6018; 2012 [cité 10 mars 2022]. Disponible sur: https://www.inrs.fr/media.html?refINRS=ED%206018

(3)Larroque D, Brasseur G, Ravallec C. Les lombalgies. Travail et sécurité. 2019;(811):14.

(4)Assurance maladie. Les lombalgies liées au travail : quelles réponses apporter à un enjeu social, économique et de santé publique ? [Internet]. 2017 [cité 10 mars 2022]. Disponible sur: http://www.risquesprofessionnels.ameli.fr/fileadmin/user_upload/document_PDF_a_telecharger/brochures/Rapport%20lombalgie_ATMP.pdf

(5)INRS. Travail et lombalgie, du facteur de risque au facteur de soin [Internet]. INRS ED 6087; 2019 [cité 10 mars 2022]. Disponible sur: https://www.inrs.fr/media.html?refINRS=ED%206087

(6)INRS. RG 97. Tableau – Tableaux des maladies professionnelles [Internet]. [cité 10 mars 2022]. Disponible sur: https://www.inrs.fr/publications/bdd/mp/tableau.html?refINRS=RG%2097

(7)INRS. RG 98. Tableau – Tableaux des maladies professionnelles [Internet]. [cité 10 mars 2022]. Disponible sur: https://www.inrs.fr/publications/bdd/mp/tableau.html?refINRS=RG%2098

(8)INRS. Lombalgie. Statistique [Internet]. 2018 [cité 10 mars 2022]. Disponible sur: https://www.inrs.fr/risques/lombalgies/statistique.html

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